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  • Ellis Island : symbole de l’immigration contrôlée

     


     

    L’instinct de (sur)vie a toujours poussé les hommes à améliorer leur condition. Une quête éperdue aux choix difficiles, à l’exil souvent douloureux, mais parfois salvateur.
    Les situations économiques et politiques contraignent fréquemment les populations à fuir leur pays pour tenter leur chance dans des régions où il fait meilleur vivre. La quête du rêve américain a notamment attiré beaucoup de migrants européens (majoritairement irlandais, italiens, allemands, français, hongrois, russes…).
    Ellis Island, petite île située dans la baie de New York, fut le point de passage obligé de tous les immigrants qui débarquèrent aux États-Unis entre la fin du 19ème siècle et le milieu du 20ème siècle.

    Un symbole fort du rêve américain

    Dans les années 1810, l’île, alors appelée Fort Gibson, servait de dépôt de munition et de place militaire stratégique pour défendre New York contre la flotte britannique. Ce n’est que quelques décennies plus tard que le Centre Fédéral de l’Immigration fut construit pour ouvrir ses portes le 1er janvier 1892. L’île, renommée Ellis Island en référence au colon écossais Samuel Ellis (ancien propriétaire de l’île à la fin du 18ème siècle), apparaissait en effet comme la meilleure solution pour isoler et filtrer les migrants avant leur acceptation sur le territoire américain.
    Située à quelques encablures de la Statue de la Liberté, Ellis Island représentait la porte d’entrée des États-Unis, l’ultime étape avant d’accéder à la terre promise, au Nouveau Monde.
    Pendant plus de 60 ans, jusqu’à sa fermeture en novembre 1954, les services d’immigration d’Ellis Island ont vu transiter plus de 12 millions de personnes fuyant la misère du vieux continent européen.
    Voici un extrait de lettre écrite par un émigrant au cours de sa traversée en paquebot : « Nous sommes tous des âmes en route pour un paradis qui, si la chance nous sourit, nous sera concédé à vie, mais nous mourons tous un peu plus à chaque vague que nous passons ».

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